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Comptabilité d’engagement ou comptabilité de trésorerie ?
Tout d’abord qu’est-ce que sont ces deux comptabilités ?
La comptabilité d’engagement (accrual basis of accounting) consiste à passer tous les évènements dès leur survenance, et non pas uniquement lors de leur paiement.
Par exemple, je comptabilise la facture de téléphone immédiatement au moment de sa réception :
débit : charges de téléphones / crédit : autres dettes (ou créanciers)
et lors du paiement, je comptabilise uniquement le paiement
débit : autres dettes (ou créanciers) / crédit : compte de liquidités
Alors que la comptabilité de trésorerie consiste à ne comptabiliser les évènements que lors de leur paiement, sauf à la fin de l’année où l’on utilisera les transitoires pour passer les charges à payer et/ou les produits à recevoir.
Reprenons l’exemple de la facture de téléphone :
lors de la réception de la facture :
aucun mouvement comptable, la facture est classée dans un classeur de « factures à payer »
lors du paiement de la facture :
débit : charges de téléphones / crédit : compte de liquidités
Les normes IFRS International Financial Reporting Standards imposent la comptabilité d’engagement.
Quelle comptabilité utiliser, et dans quelle situation ?
Si l’entreprise est soumise aux IFRS, la question ne se pose pas, le seul mode de comptabilisation accepté est la comptabilité d’engagement.
Sinon, si la comptabilité est tenue régulièrement (en interne le plus souvent), il est fortement conseillé de passer immédiatement à une comptabilité d’engagement, car les normes IFRS, et leurs déclinaisons simplifiées en Suisse, Swiss Gaap RPC, concerneront de plus en plus d’entreprises. D’autres part, avec une comptabilité d’engagement régulièrement tenue, la Direction de l’entreprise peut obtenir un bouclement « réel » et significatif à chaque fois qu’elle le désire (pour autant que les transitoires mensuels, ou les répartitions mensuelles, selon les programmes comptables, soient bien enregistrés).
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