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Histoire de la comptabilité
L’histoire de la comptabilité remonte aux premiers temps de l’humanité.
Les Sumériens (5000 à 1750 av JC) et les Assyriens (2100 à 610 av JC) nous ont laissé de nombreuses tablettes d’inventaires (terres, bétails, hommes).
La Bible mentionne également l’usage de la comptabilité simple dans l’Evangile selon Matthieu (parabole des talents).
Cependant la comptabilité moderne naquit avec Luca Pacioli (1445 – 1517).
Il publia à Venise, en 1494, Summa de arithmetica, geometrica, proportionalita une synthèse des connaissances mathématiques de son temps dont le livre XI particularis de computus et scripturis décrit la méthode de tenue de compte des marchands vénitiens de son temps, ainsi que la comptabilité en partie double.
Luca Pacioli n’a donc pas « inventé » la comptabilité, il s’est « contenté » de la codifier. Cependant, il est largement considéré comme le « père de la comptabilité ».
Il est intéressant de relever que ses descriptions comprennent la plupart des éléments du cycle comptable actuel, ainsi qu’une recommandation précieuse : « ne pas aller se coucher avant que les débits n’égalent les crédits ! »
Ses journaux comportent des comptes pour les actifs (immobilisations, avoirs et inventaires), pour les dettes, pour le capital, pour les dépenses et pour les recettes, ainsi que toutes les catégories nécessaires à un bilan et à un compte de résultat.
Il présente les écritures nécessaires à une clôture des comptes de fin d’année et traite même des sujets relatifs à l’éthique comptable.
Il évoque également les centres de coût !
Le premier livre publié en anglais sur le sujet est A Profitable Treatyce called the Instrument or Boke to learn to knowe the good order of the kepyng of the famouse reconynge, called in Latin, Dare and Habere, and, in English, Debitor and Creditor en 1543 par John Gouge ou Gough à Londres.
En France, la comptabilité se développa fortement au XVIIe siècle avec l’ordonnance Colbert-Savary qui introduisit la tenue des comptes obligatoires. Jacques Savary publia Le parfait négociant ou Instruction générale pour ce qui regarde le commerce des marchandises de France et des pays étrangers en 1675.
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